Donso n'goni

Le donso n'goni

 



 


 


Les "donsos" ou "dozos" forment une société traditionelle d'afrique de l'ouest dont l'origine remonte avant le "Mandé". Ils ont été les premiers a être appelé les "Dioulas", car au cours d'une campagne de chasse ils pouvaient voyager d'un bout à l'autre du "Soudan". Ils ont donc fait aussi du commerce avec les différentes éthnies et ils exploraient aussi des nouveaux pays; ainsi ils contribuèrent à fonder de nombreux villages. On retrouve de nombreuses éthnies parmis les donsos, car c'est une confrérie ouverte à tout le monde. Les  donsos défendent un idéal de liberté et de fraternité, la charte du Manding qui proclame l'égalité entre les hommes et condamne l'esclavage au 13ème siècle, prend ses racines dans les valeurs défendus par les donsos. Les donsos en tant que maître de la brousse sont détenteurs de savoirs et de connaissance sur les plantes et donc sur les remèdes ; certains se spécialisent comme guérisseurs. Dans l'afrique traditionnelles on prète à toute forme de vie un pouvoir spirituelle, et en particulier aux animaux,

 

on  attribue aussi à certains donsos des pouvoirs de sorcellerie.

 

 

 

Le donso-n'goni est un instrument sacré, il accompagne généralement les cérémonies des "donsos" et anime aussi les funérailles, certains rythmes  sont reservés aux seuls initiés. Il est constitué d'une calebasse qui sert de caisse de résonance,  d'un manche et d'un chevalet qui retransmet les vibrations dans la calebasse, par l'intermédiaire d'une peau tendue sur celle ci.

 

On raconte qu'à l'origine le donso n'goni  servait à attirer le gibier dans la brousse.

 

Un autre n'goni a été créé pour une utilisation plus "profane": le kamalen n'goni, (kamalen=jeunesse en dioula), celui-ci est accordé de manière différente et a souvent des notes plus aigües que le donso n'goni. L'accord est pentatonique et varie suivant l'ethnie du n'goni fola, (joueur de n'goni).